Une seconde d'inattention
Intentions artistiques
Après cinq spectacles créés depuis 2019 et quelques 20 tapis ou livres textiles créés, le cabinet de curiosités s’est invité tout naturellement à nous.
Nous accumulons toute notre vie des objets, certains que nous jetterons avec plus ou moins de délicatesse après usage et d’autres que nous garderons car ils sont remplis d’histoires parfois anodines, parfois mystérieuses mais à chaque fois assurément riches de liens qui nous empêchent de nous en séparer.
Une boite, un caillou, un bijou, une lettre, une carte, un vêtement, un porte bonheur, une mèche de cheveux, ….
Chacun de ces objets se révèlent à nous comme autant de trésors ….
Objets inanimés, avez-vous donc une âme
Qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ?...» disait Alphonse de Lamartine.
Cette citation d’Alphonse de Lamartine illustre le questionnement existentiel que génère notre lien complexe, pour ainsi dire « vivant », aux objets. « En général, on ne retient que la première partie de cette phrase, or c’est la fin qui est importante. En parlant de force d’aimer, Lamartine nous rappelle que certains objets exercent sur nous une réelle fascination, parfois même sans que nous sachions pourquoi. Nous pouvons éprouver pour eux un attachement très fort, vivre un coup de foudre ou avoir une brève aventure, (presque) comme avec un autre être humain », nous confie Serge Tisseron. Un vieux fauteuil, un livre annoté, une écharpe de laine, un caillou-coeur ou un smartphone, véritable concentré de notre existence...Les objets sont-ils pour autant « animés »(du latin anima, l’âme) ? Pour Serge Tisseron, les objets « n’ont pas d’âme, mais nous passons notre temps à leur en donner. Ceux qui nous entourent contiennent un peu de notre âme, de notre intériorité ». Le fait de les utiliser nous « hybride » à eux. Ils sont donc un élément important de notre équilibre au monde.
Pour Alexandro Jodorowsky, artiste pluriel, « tout est vivant ». Les objets qui nous entourent établissent, à leur manière, des liens avec nous. « Si nous les traitons avec respect, ils deviennent nos alliés », dit-il. Porteurs d’une part de notre inconscient, métaphoriques, ils peuvent être au centre de rituels symboliques, psychomagiques, à même de faciliter la résolution de problèmes, notamment transgénérationnels.


Scénographie du projet
Un peu comme un intérieur, cossu et intime. Bibliothèque, livres, tapis, table basse, objets insolite, lampe de chevet, éclairage intime, ambiance feutrée où les choses se dévoilent peu à peu.
L’espace englobe à la fois le public et les spectateurs.
La juge de ce fait sera limitée à 40 /50 personnes
Un rapport scène salle très proche




Loulipeau
A partir de la naissance et en famille
Théâtre d’objets, projections et chants.






« Après le jour , la nuit
Après la nuit, le jour
Et puis à nouveau la nuit
Et puis à nouveau le jour »
Loin d’ici vivait une petit garçon que tout le monde appelait Tuk ᑦ ᑎᒥᓄ ;
il portait le même nom que son grand père .
Tuk dans sa langue , ça veut dire Caribou. ᖃᖏᑭᓂᑕᓕᒥ
Tuk aimait beaucoup son grand père, il lui avait appris à pêcher…
Maintenant il n’était plus là, mais Tuk pêchait toujours.
Un jour qu’il était parti sur la banquise pour pêcher, une tempête de neige se leva ;
il ne voyait plus rien. Le vent soufflait, la neige tombait, le vent grondait et son abri au loin disparut.
Tuk était perdu….
Karagoz
Inspiré de l’arbre Bleu de Amin Hassanzadeh Sharif aux éditions Passepartout,
« Tous les jours, j’aime m’arrêter ici quelques instants. Je prends le temps de me reposer. De là où je suis, je sens quand le vent vient du sud. Il souffle différemment ; il sent la mer j’ai toujours entendu dire… J’ai toujours avec moi mon sac en filet bleu. Il me sert à ranger les courses. Je n’achète pas grand-chose mais j’aime bien le faire un peu tous les jours. Je sens le vent qui chatouille ma joue. Je ne me rappelle pas trop bien pourquoi je me suis arrêtée là…Je devais être fatiguée de marcher. Il y a des nuages dans le ciel et j’ai l’impression d’avoir senti quelques gouttes. Il va pleuvoir. Je réajuste mon foulard transparent . Je me sens bien. C’est drôle ! Il y a un petit fil bleu qui dépasse. Je tire dessus ! j’ai beau tirer dessus, le fil continue à se dérouler… Au bout d’un moment, je regarde mieux et ce n’est pas vraiment un fil mais des petites branches. A la place du filet, il y a un grand arbre bleu. »
Une vieille femme nous raconte sa vie, son quotidien à travers une histoire celle d’un arbre bleu…
Comment parler du temps qui passe, de la vieillesse, de l‘oubli qui nous habite parfois. Ce spectacle aborde cet étape de la vie, avec douceur et dans une mélancolie heureuse. Comme tous nos spectacles, les différents niveaux de lectures permettent à chacun de lire le spectacle de façon singulière et unique.





Comme des ronds
Créations vivantes mêlant émotions et poésie
Art mêlés : théâtre, chant et objets
Une performance où le corps raconte


Ce spectacle est né d’une envie de parler d’un trajet que j’ai fait des centaines fois lors de mon enfance, d’une envie de revisiter ces lieux connus et reconnus.
Les rues qui vont de la maison de mes grands-parents jusqu’à la cour de la petite école ; ces rues ont vu mes pas des centaines de fois quatre fois par jour : matin, midi, début d’après-midi et fin de journée.
Mes souvenirs de petite fille se mêlent à mes pas d’adulte et mes yeux se posent à nouveau sur ces lieux tellement connus… Et pourtant… rien n’est évident et il suffit de prendre le temps de poser le regard pour s’apercevoir que ce que l’on voit un matin, on ne le revoit jamais vraiment.
« On peint à l’aveugle, à tout hasard, jetant le dé » Simon Hantaï.
En jetant le dé de ma mémoire, des objets ont surgi, des matières, des lieux… En marchant le long des rues si souvent prises, j’ai cherché les traces de mon passage. Tout avait changé sans que rien ne bouge vraiment. Tout n’était qu’une question de point de vue et de regard. Le hasard avait plié l’espace et en le dépliant j’ai retrouvé ce qui était le plus important à mes yeux : les mains de mes grands parents qui tenaient les miennes, qui guidaient mes pas, qui gardaient les pierres que je ramassais, les plumes de pigeon, des petites perles colorées… tous ces trésors qui venaient ensuite remplir ma boite à trésors.
Ces objets remplis de l’amour de cet aller-retour.


KintsOurgi
d'après le livre jeunesse de Victoire de Changy




Le spectacle s’inspire de l’oeuvre de Victoire de Changy, édition Cambourakis, « l’ours Kintsugi », 2019.
Kintsugi est un ours un peu particulier. Il vit seul tout en haut d’une montagne. Un jour, alors que le vent souffle fort, il tombe dans un épais buisson de rose et s’écorche la peau.
Un ours sans sa belle fourrure n’est pas tout à fait un ours… Mais alors comment faire pour aider notre ours ?
Le propos :
Cette histoire nous invite à prendre le temps de poser un autre regard sur les choses, sur les gens, sur ce qui fait notre quotidien.
Ralentir le rythme et voir que la Beauté se trouve partout pour celui ou celle qui sait la voir. Et elle peut se cacher dans de toutes petites choses : le souffle du vent, un petit bâton de bois au bout pointu, les cheveux d’une poupée de laine dorée…
Mais la vie est pleine de surprises et de rencontres inattendues qui peuvent tout changer.
Alors les écorchures, les blessures qui parsèment notre corps et notre âme deviennent les traces de ces rencontres. Pourquoi ces cicatrices ne seraient-elles pas heureuses ? Pourquoi ces cicatrices ne seraient-elles pas belles ? Car mêmes disgracieuses ou invisibles, elles seront toujours là…











